Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l'enfant


Appel à l’action – nous avons tous un rôle à jouer

Chacun a un rôle primordial à jouer dans l’amélioration de la santé de la femme et de l’enfant à travers le monde.

Les gouvernements et les responsables politiques aux niveaux local, national, régional et mondial doivent:

  • élaborer des plans nationaux de santé avec hiérarchisation des priorités, et approuver et allouer davantage de fonds ;
  • s’assurer que les ressources sont utilisées efficacement ;
  • renforcer les systèmes de santé, y compris les personnels de santé, les systèmes de contrôle et d’évaluation et l’organisation des soins communautaires locaux ;
  • mettre en place une législation et des politiques, ou modifier celles qui existent, conformément aux principes des droits de l’homme, en établissant un lien entre la santé de la femme et de l’enfant et d’autres secteurs (maladies, éducation, eau et assainissement, pauvreté, nutrition, égalité des sexes et autonomisation) ;
  • encourager toutes les parties prenantes (universitaires, organisations de santé, secteur privé, société civile, agents de santé et donateurs, notamment) à participer à l’action entreprise et à harmoniser leurs efforts ;
  • collaborer avec le secteur privé pour obtenir l’élaboration et la fourniture de médicaments essentiels et de nouvelles technologies de santé d’un coût abordable.

Les pays donateurs et les organisations philanthropiques mondiales doivent :

  • fournir un soutien à long terme prévisible (en termes de financement et de programmes) conformément aux plans nationaux et en concertation avec les autres partenaires ;
  • militer pour que la santé de la femme et de l’enfant figure parmi les priorités mondiales en matière de santé ;
  • soutenir les efforts de recherche.

L’Organisation des Nations Unies et les autres organisations multilatérales doivent :

  • définir des normes, des règlements et des lignes directrices qui guideront les efforts visant à améliorer la santé de la femme et de l’enfant, et encourager leur adoption ;
  • aider les pays à élaborer et à harmoniser leurs plans nationaux de santé ;
  • unir leurs efforts et collaborer avec d’autres pour renforcer l’assistance technique et le soutien en matière de programmes, afin d’aider les pays à intensifier leurs interventions et à renforcer leurs systèmes de santé, y compris les personnels de santé et les soins communautaires ;
  • encourager l’établissement de liens entre les divers secteurs et l’intégration avec d’autres actions menées au niveau international (notamment celles qui concernent l’éducation et l’égalité des sexes), y compris l’harmonisation des dispositifs de présentation de rapports ;
  • soutenir les systèmes qui permettent de suivre les progrès et de repérer les déficits de financement ;
  • produire des données factuelles à partir des recherches et en faire la synthèse, et offrir une plate-forme pour le partage des meilleures pratiques, des données factuelles sur les interventions d’un bon rapport coût/efficacité et des résultats des recherches.

La société civile doit :

  • concevoir et mettre à l’essai des approches novatrices pour la fourniture des services essentiels, en particulier à l’intention des personnes les plus vulnérables et les plus marginalisées ;
  • sensibiliser les communautés, obtenir leur concours et les mobiliser ;
  • suivre les progrès accomplis et rendre toutes les parties prenantes (y compris elle-même) comptables du respect de leurs engagements ;
  • renforcer les capacités communautaires et locales pour qu’il soit possible d’intensifier la mise en oeuvre des interventions les plus appropriées ;
  • militer pour que l’on consacre une attention accrue et davantage d’investissements à la santé de la femme et de l’enfant

Les entreprises doivent :

  • développer davantage les meilleures pratiques et travailler en partenariat avec le secteur public pour améliorer la prestation des services et l’infrastructure ;
  • mettre au point de nouveaux médicaments, technologies et interventions d’un coût abordable ;
  • mobiliser des ressources additionnelles, fournir un appui financier et réduire les prix des produits ;
  • assurer la sensibilisation et la mobilisation à l’échelle communautaire, en concertation avec les agents de santé.

Les agents de santé37 et les associations professionnelles auxquelles ils appartiennent doivent :

  • dispenser des soins de la plus haute qualité, fondés sur la médecine factuelle, partager les meilleures pratiques, mettre à l’essai de nouvelles méthodes, utiliser les meilleurs outils possibles et effectuer des audits cliniques ;
  • collaborer pour assurer l’accès universel à l’ensemble d’interventions essentielles, destinées à répondre aux besoins des personnes vulnérables ou marginalisées ;
  • recenser les domaines dans lesquels les services pourraient être améliorés et des innovations apportées ;
  • veiller à ce que femmes et enfants soient traités avec respect et tact lorsqu’ils reçoivent des soins ;
  • préconiser un meilleur système de formation, d’affectation et de fidélisation des agents ;
  • collaborer avec les universitaires chargés de la formation initiale et de la formation permanente ;
  • fournir des informations permettant de suivre les progrès accomplis et responsabiliser les autorités et les donateurs.

Les établissements universitaires et de recherche doivent :

  • mettre en oeuvre un programme de recherche hiérarchisé et concerté ;
  • promouvoir l’augmentation des crédits budgétaires alloués à la recherche et à l’innovation ;
  • renforcer les moyens des établissements de recherche, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire ;
  • renforcer le réseau mondial des universitaires, des chercheurs et des formateurs ;
  • apporter leur concours pour l’élaboration de politiques générales en signalant les tendances observées et les questions nouvelles qui apparaissent ;
  • diffuser les résultats des nouvelles recherches et les meilleures pratiques.
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