Tuberculose (TB)

Faire participer l'ensemble des soignants à la lutte antituberculeuse

Patient atteint de tuberculeuse hospitalis; au Mexique
OMS

Actuellement, presque tous les pays où la charge de la tuberculose est élevée mènent des activités associant public et privé. D’après les informations fournies par les pays et d’après plusieurs évaluations de projets, cette approche pourrait contribuer à augmenter le taux de dépistage (entre 10% et 60%), à améliorer les résultats du traitement (plus de 85% de guérisons) et permettre de soigner les pauvres et de diminuer les coûts.


Un enjeu majeur

Dans la plupart des pays peu nantis où la charge de la tuberculose est élevée, les patients qui présentent des symptômes évoquant la tuberculose consultent toutes sortes de dispensateurs de soins de santé. Souvent sans lien avec les programmes nationaux de lutte contre la tuberculose appliqués dans le secteur public, ces dispensateurs soignent parfois une proportion importante des cas suspects. La taille, le type et le rôle de ces soignants varient énormément dans les pays et entre pays.

Dans certains endroits, le secteur commercial privé occupe une place importante et les organisations non gouvernementales (ONG) sont nombreuses, tandis qu’ailleurs, certains dispensateurs du secteur public (comme les hôpitaux généraux et spécialisés) exercent en dehors du champ des programmes nationaux de lutte contre la tuberculose.

D’après les éléments dont on dispose, le fait de ne pas associer aux programmes tous les dispensateurs de soins auxquels s’adressent les cas suspects et les patients limite le dépistage, retarde le diagnostic, favorise la prise de traitements inadéquats et incomplets, contribue à la pharmacorésistance et impose une charge financière inutile aux patients.

Il veille à ce que les soins soient en adéquation avec les normes internationales pour les soins de la tuberculose, ce qui présente des avantages pour tous, les personnels de santé, les patients, le programme de lutte contre la tuberculose, et enfin la santé publique de la population entière.

Une composante essentielle de la Stratégie Halte à la tuberculose

La participation de tous soignants concernés à la prise en charge et à la maîtrise de la tuberculose selon des approches associant le secteur public et le secteur privé est une composante essentielle de la Stratégie Halte à la tuberculose de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

La participation de tous soignants concernés à la prise en charge et à la maîtrise de la tuberculose selon des approches associant le secteur public et le secteur privé est une composante essentielle de la Stratégie Halte à la tuberculose de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le panachage public privé constitue une approche globale pour associer systématiquement tous les dispensateurs de soins concernés à la lutte contre la tuberculose dans le but de promouvoir l’application des normes internationales en matière de soins et d’atteindre les cibles nationales et mondiales de la lutte antituberculeuse.

De multiples formes de partenariats

Cette approche englobe différentes stratégies de collaboration public-privé (entre le programme national de lutte contre la tuberculose et le secteur privé), public-public (entre le programme national de lutte contre la tuberculose et d’autres dispensateurs du secteur public comme les hôpitaux, les services de santé des prisons ou de l’armée et les organisations de sécurité sociale) et privé privé (entre une ONG ou un hôpital privé et les dispensateurs privés du même quartier).

Cette approche suppose aussi d’associer les dispensateurs de soins concernés à la prévention et au traitement de la TB-MR et aux activités de collaboration tuberculose/VIH.

Voir aussi