Tuberculose (TB)

Entretien avec le Dr Tamara Voshenkova, Vice-Ministre de la Santé publique du Kazakhstan

Le Dr Tamara Voshenkova, a été promue au poste de Vice-Ministre de la Santé publique du Kazakhstan fin 2008. Dans son bureau d’Astana, elle parle des efforts déployés dans son pays pour lutter contre la tuberculose multirésistante (MR).

Voyage au coeur de la lutte contre la tuberculose multirésistante et ultrarésistante

Portrait du Vice-Ministre de la Santé publique du Kazakhstan
OMS/John Donnelly
Le Dr Tamara Voshenkova, Vice-Ministre de la Santé publique du Kazakhstan

John Donnelly: Y a-t-il un cas particulier de tuberculose qui vous ait particulièrement marquée?

Dr Tamara Voshenkova : Il y en a beaucoup. Un cas impliquant une famille m’a vraiment touchée. La mère, qui tenait un petit magasin, a contracté la tuberculose MR il y a un an et demi. Elle est actuellement hospitalisée. Malheureusement, il paraît peu probable qu’elle soit capable de vaincre la maladie. Elle a une fillette de 3 ans chez qui on a également diagnostiqué la tuberculose. Cette famille qui avait une vie normale voit soudain tous ses plans compromis par la tuberculose. C’est bouleversant.

Q: Quel a été l’élément le plus important de la lutte contre la tuberculose pharmacorésistante au Kazakhstan?

R: C’est le fait que nous ayons fait preuve d’une volonté politique forte face à ce problème. Le gouvernement a pris conscience du problème et adopté des mesures pour l’affronter. L’un des principaux efforts consiste actuellement à obtenir les informations les plus fiables possibles sur la tuberculose MR.

Q: Qu’est-ce qui vous inquiète le plus?

R: Nous mesurons l’ampleur des problèmes posés par la lutte contre la tuberculose. Avec nos taux de guérison actuels (71%), nous n’atteignons pas les objectifs fixés par l’OMS (85%). Nous constatons également que le nombre des cas de tuberculoses MR est élevé et que nous devons nous attendre à enregistrer davantage de cas de tuberculose UR. Ce sera difficile, mais nous essayons de résoudre ce problème avec l’aide de bailleurs de fonds et d’experts internationaux.

Nous adoptons une approche intersectorielle solide impliquant de nombreux ministères, notamment ceux de l’Éducation, de la Culture, de l’Intérieur et de la Justice. Nous sommes conscients du fait qu’une réponse uniquement médicale ne pourra résoudre ce problème. Seule une approche intersectorielle y parviendra.

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