Points clés
L’épidémie de tuberculose
- En 2004, il y a eu 9 millions de nouveaux cas de tuberculose et près de 2 millions de décès dus à la tuberculose.
- Le nombre de cas de tuberculose est resté stable ou a diminué dans cinq des six régions de l’OMS. Cependant ce nombre a progressé en Afrique où l’épidémie de tuberculose est aggravée par la propagation du VIH.
- Plus de 80% de l’ensemble des patients souffrant de tuberculose vivent en Afrique subsaharienne ou en Asie.
La stratégie DOTS et la nouvelle stratégie Halte à la tuberculose
- La stratégie DOTS, qui reste au cœur de la nouvelle stratégie Halte à la tuberculose, était appliquée dans 183 pays en 2004 ; une couverture complète de la population par cette stratégie a été atteinte dans 9 des 22 pays les plus touchés, et la couverture est presque complète dans 5 autres pays.
- Dans le cadre de la nouvelle stratégie, les domaines de travail seront plus étendus et comprendront la participation de la communauté et des ONG au traitement de la tuberculose ; sur la sensibilisation, la communication et la mobilisation sociale ; et sur l’amélioration de la prise en charge de la tuberculose multirésistante et de la co-infection tuberculose-VIH.
- Six pays d’Asie ainsi que le Kenya ont d’ores et déjà amélioré les liens existant entre les programmes nationaux de lutte antituberculeuse (PNT), les hôpitaux et les autres prestataires de soins, mais les initiatives public-privé (PPM-DOTS) en sont encore à un stade précoce dans la plupart des autres pays les plus touchés par la tuberculose.
- Les domaines particulièrement fragiles sont ceux des services de laboratoire, du développement des ressources humaines et du suivi de la lutte contre l'association tuberculose-VIH.
Finances
- En 2006, le coût total de la lutte antituberculeuse a atteint US$ 1,6 milliard dans les 22 pays les plus touchés, y compris les budgets nationaux et les coûts relatifs au système de santé en général. Ce montant s’élève à US$ 2 milliards pour l’ensemble des 74 pays qui ont fourni des données financières.
- Les fonds visant à soutenir la lutte antituberculeuse dans les 22 pays les plus touchés ont augmenté de près de US$ 500 millions depuis 2002, pour atteindre US$ 1,4 milliard en 2006.
- Les gouvernements des pays les plus touchés ayant le plus de resources (notamment l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine et la Fédération de Russie) fournissent la majeure partie des fonds nécessaires pour lutter contre la tuberculose dans leurs pays ; d’autres pays sont davantage tributaires des subventions de donateurs, notamment du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme.
- Le déficit de financement signalé par les 22 pays les plus touchés était de US$ 141 millions pour 2006 ; il s’élevait à US$ 180 millions au total pour les 74 pays qui ont fourni des données financières.
- Les budgets des PNT pour 2006 sont dans l'ensemble conformes au Plan mondial Halte à la tuberculose pour la période 2006–2015, à l’exception de la lutte contre l'association tuberculose-VIH pour laquelle les budgets des programmes nationaux sont nettement inférieurs.
Objectifs
- Le dépistage était de 53% à l’échelle mondiale en 2004 et devrait dépasser 60% en 2005, mais rester inférieur à l’objectif de 70%.
- Le succès thérapeutique a été de 82% dans la cohorte de l'année 2003 (1,7 million de patients), soit proche de l’objectif de 85 % pour 2005.
- Trois des régions de l’OMS devraient atteindre les deux objectifs de 2005 : la Région des Amériques et celles de l’Asie du Sud Est et du Pacifique occidental.
- Au moins 7 des pays les plus touchés devraient avoir atteint les objectifs de 2005 : le Cambodge, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Myanmar, les Philippines et le Viet Nam.
- La mise en œuvre du Plan mondial devrait permettre d’inverser la tendance à l’augmentation de l’incidence à l’échelle mondiale d’ici à 2015, comme le prévoient les objectifs du Millénaire pour le développement, et de réduire de moitié en 2015 à l'échelle mondiale et dans la plupart des régions, les taux de prévalence et de mortalité de 1990. Deux exceptions toutefois pour l’Afrique et l’Europe de l'Est.