Politique et recommandations de l’OMS concernant les flambées de choléra: prévention et lutte


Lutte

Parmi les personnes présentant des symptômes, 80% des épisodes sont bénins ou de gravité modérée. Dans les 10 à 20% de cas restants, on observe une diarrhée aqueuse sévère avec des signes de déshydratation. Dès qu’une flambée a été détectée, la stratégie d’intervention habituelle vise à réduire la mortalité – qui doit si possible être inférieure à 1% – en assurant l’accès au traitement et en luttant contre la propagation.

Pour cela, une coordination adéquate s’impose entre tous les partenaires concernés, et les responsables de l’eau et de l’assainissement doivent être associés à la riposte. Les méthodes de lutte recommandées, notamment la prise en charge normalisée des cas, ont fait leurs preuves et permis de réduire le taux de létalité.

Les principaux instruments de la lutte anticholérique sont:

  • une prise en charge adéquate et rapide des cas dans des centres de traitement du choléra;
  • une formation spécifique à la bonne prise en charge des cas, couvrant aussi la prévention des infections nosocomiales;
  • le stockage préalable de fournitures médicales en quantités suffisantes à l’endroit voulu pour la prise en charge des cas (par exemple des kits pour les maladies diarrhéiques);
  • un meilleur accès à l’eau, à des moyens d’assainissement adéquats, à une bonne évacuation des déchets et à la lutte antivectorielle;
  • une amélioration de l’hygiène et des pratiques de sécurité sanitaire des aliments;
  • une amélioration de la communication et de l’information.
Partager