Mélamine et acide cyanurique

Toxicité, évaluation préliminaire du risque et orientation sur les teneurs dans les denrées alimentaires


Toxicité de l’acide cyanurique

L’acide cyanurique a une faible toxicité aiguë chez le mammifère, la DL50 par voie orale chez le rat étant de 7700 mg/kg (OCDE 1999). Plusieurs études de toxicité subaigüe ont montré qu’il entraînait des lésions tissulaires au niveau rénal avec dilatation des tubules rénaux, nécrose ou hyperplasie de l’épithélium tubulaire, augmentation des tubules basophiles, infiltration de neutrophiles, minéralisation et fibrose. La dose sans effet indésirable observé est de 150 mg/kg/jour (OCDE 1999).

Ces modifications sont probablement dues aux cristaux de cyanurate dans les tubules rénaux (OCDE 1999). Chez l’homme, l’acide cyanurique absorbé par voie orale est excrété à plus de 98% sous forme inchangée dans l’urine dans les 24 heures qui suivent (Allen et al 1982).

Le cyanurate de sodium a été testé dans le cadre d’études à court et àlong terme chez le rat et la souris. Il n’a pas induit d’effets génotoxiques, cancérogènes ou tératogènes. À fortes doses, on a observé chez le rat et la souris des calculs urinaires, une hyperplasie de l’épithélium de la vessie et, dans les études à long terme, une néphrose tubulaire. La dose sans effet indésirable observé pour le cyanurate de sodium établie par une étude de deux ans sur le rat est de 154 mg/kg/jour (OMS 2004).

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