Rayonnement ultraviolet et le Programme INTERSUN

Les effets connus des UV sur la santé


Quels sont les effets cutanés des UV ?

La vérité sur le bronzage

Il n’existe rien de tel qu’un bronzage sain ! La peau produit un pigment foncé, la mélanine, pour se protéger des lésions dues au rayonnement UV. Cette coloration de la peau offre une certaine protection contre les coups de soleil : un bronzage foncé sur une peau blanche offre un indice de protection compris entre 2 et 4. Toutefois, il n’offre aucune protection contre des lésions à long terme comme celles pouvant aboutir à un cancer cutané. Le bronzage peut être souhaitable pour des raisons esthétiques, mais dans les faits, il n’est rien d’autre qu’un signe indiquant que la peau a été endommagée et qu’elle a essayé de se protéger.

Il y a deux types distincts de réactions : une coloration immédiate du pigment là où la mélanine déjà présente dans les cellules se met à foncer après exposition aux UVA. Ce bronzage immédiat commence à disparaître dans les quelques heures suivant la fin de l’exposition. Le bronzage à retardement se produit en à peu près trois jours, lorsque la nouvelle mélanine est produite et distribuée dans les cellules des couches superficielles de la peau. Celui-ci peut persister plusieurs semaines.

Coup de soleil

Des intensités de rayonnement UV élevées tuent la plupart des cellules de la couche superficielle de la peau et celles qui ne sont pas tuées sont endommagées. Dans sa forme la plus bénigne, le coup de soleil consiste en un rougissement de la peau appelé érythème. Celui-ci survient peu après l’exposition aux UV et atteint son maximum d’intensité dans les 8 à 24 heures qui suivent. Il disparaît en quelques jours. Toutefois, un fort coup de soleil peut provoquer l’apparition de cloques ou faire "peler" la peau, ce qui n’est pas seulement douloureux, mais laisse aussi la nouvelle peau très blanche située dessous sans protection et encore plus sensible aux UV.

Photosensibilité

Un faible pourcentage de la population présente une affection cutanée qui les rend particulièrement sensibles aux UV solaires. Une faible exposition au rayonnement UV suffit à déclencher une réaction allergique se traduisant par une éruption cutanée ou un coup de soleil grave. La photosensibilité est souvent associée à certains médicaments, notamment à certains anti-inflammatoires non stéroïdiens, antalgiques, tranquillisants, antidiabétiques oraux, antibiotiques et antidépresseurs. Si l’on prend un médicament régulièrement, consulter la notice d’emballage du produit ou consulter un dispensateur de soins pour savoir s’il risque de provoquer des réactions de photosensibilité. Certains aliments et produits cosmétiques comme les parfums ou les savons peuvent également contenir des ingrédients susceptibles de provoquer ou d’aggraver une réaction de photosensibilité.

Rides

L’exposition solaire favorise le vieillissement de la peau par une combinaison de plusieurs facteurs. Les UVB stimulent la prolifération cellulaire au niveau de la couche superficielle de la peau. De plus en plus de cellules étant produites, l’épiderme s’épaissit. Les UVA qui pénètrent dans les couches profondes de la peau cassent le tissu conjonctif : la peau perd progressivement de son élasticité. Les rides, les affaissements et poches sont le résultat habituel de cette perte d’élasticité. La surproduction de mélanine localisée, se traduisant par l’apparition de taches foncées ou lentigo sénile, est un phénomène souvent observé chez les personnes âgées. En outre, les rayons du soleil dessèchent la peau, la rendant rugueuse et parcheminée.

Cancers cutanés non mélanocytaires

Contrairement au mélanome malin, les autres cancers cutanés ne sont habituellement pas mortels, mais leur traitement chirurgical peut être douloureux et laisser des cicatrices. Ces cancers sont plus fréquents sur les parties de l’organisme communément exposées au soleil telles que les oreilles, le visage, la nuque et les avant bras. Le fait qu’on les retrouve plus fréquemment chez les gens qui travaillent en plein air que chez les autres laisse à penser que l’exposition répétée (effet cumulé) au rayonnement UV joue un rôle important dans leur développement.

Les épithéliomas cutanés basocellulaires constituent le type de cancer cutané le plus courant. Leur incidence a augmenté de façon spectaculaire au cours des deux dernières décennies et continue à progresser. Ils se présentent habituellement sous la forme d’une petite bosse ou zone écailleuse rouge, mais aucun précurseur précis n'a pu être identifié. Ils se développent lentement, se disséminent rarement à d’autres parties de l’organisme (métastases) et peuvent être éliminés par exérèse chirurgicale.

Les épithéliomas malpighiens spinocellulaires de la peau constituent la deuxième forme la plus commune de cancer cutané. Ils se présentent sous la forme d’une tache écailleuse rouge épaissie, sur des endroits de l’organisme très souvent exposés aux UV. Comme ils se métastasent parfois, ils sont plus dangereux que les épithéliomas basocellulaires. Toutefois, ils ont également tendance à se développer lentement et peuvent habituellement être éliminés par exérèse chirurgicale avant de devenir dangereux.

Mélanomes malins

Le mélanome malin est le cancer cutané le plus rare mais le plus dangereux. C’est l’un des cancers les plus fréquents chez les 20 à 35 ans, surtout en Australie et en Nouvelle-Zélande. Toutes les formes de cancer cutané ont augmenté en nombre au cours des vingt dernières années, mais la progression la plus rapide au monde est celle du mélanome malin.

Le mélanome malin peut se présenter sous la forme d’un nouveau grain de beauté ou d’une modification de la couleur, de la forme, des dimensions ou de la texture d’une tache de rousseur ou d'un grain de beauté existant. Le mélanome a tendance à avoir des contours irréguliers et à être polychrome. Le fait qu’il démange est un autre symptôme courant, mais que l’on retrouve avec des naevus normaux. S’il est reconnu et traité à temps, les chances de survie sont bonnes. S’il n’est pas traité, la tumeur peut se développer rapidement et les cellules cancéreuses diffuser dans d’autres régions de l’organisme.

Les causes du mélanome malin ne sont pas complètement explicitées. L’exposition au cours de l’enfance semble être plus importante que l’exposition ultérieure au cours de la vie. Le développement de la tumeur peut être lié à une exposition occasionnelle à de courtes périodes de soleil intense, par exemple lors des fins de semaine ou pendant les vacances. La plus forte incidence du mélanome malin rencontrée chez les sujets travaillant à l’intérieur, par comparaison avec ceux travaillant en plein air, va dans le sens de cette explication.

Etre attentif aux premiers symptômes du mélanome malin

Si un grain de beauté, une tache de rousseur ou une autre tache vous préoccupe, allez voir un dermatologue ! Il se peut très bien qu’il ne s’agisse pas d’un mélanome. Mais si c’en est un, il est essentiel de le diagnostiquer et de le traiter rapidement.

Vérifier régulièrement que vous n'avez pas un grain de beauté qui se développe, change de forme ou de couleur, s’enflamme ou démange, coule ou saigne

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