Sécurité mondiale des vaccins

Adjuvants à base d’aluminium

Extrait du rapport de la réunion du GACVS du 6 au 7 June 2012, publié dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire de l'OMS du 27 juillet 2012

Le GACVS a examiné 2 articles publiés avançant que l’aluminium contenu dans les vaccins est associé à des troubles du dur spectre autistique,3, 4 ainsi que les données tirées d’une évaluation quantitative des risques réalisée sur la base d’un modèle pharmacocinétique des vaccins contenant de l’aluminium établi par la FDA des États-Unis.

Le GACVS considère que ces 2 études3, 4 comportent de graves failles. Leur argumentation de base est fondée sur des comparaisons écologiques de la teneur en aluminium des vaccins et du taux des troubles du spectre autistique dans plusieurs pays. En général, les études écologiques ne peuvent pas servir à affirmer l’existence d’une association de cause à effet car elles n’établissent pas de lien entre l’exposition et son résultat chez un individu mais seulement des corrélations entre l’exposition et les résultats sur des moyennes dans les populations. Leur utilité réside donc avant tout dans la formulation d’hypothèses. Dans ce cas particulier cependant, des problèmes supplémentaires limitent tout l’intérêt potentiel qu’elles auraient pu avoir: suppositions incorrectes sur des associations connues entre l’aluminium et des maladies neurologiques, incertitudes sur les taux de prévalence des troubles du spectre autistique ainsi que sur les calendriers de vaccination et, donc, sur le calcul des doses d’aluminium qui en résultent, dans différents pays.

Le GACVS a également examiné le modèle d’évaluation du risque lié à l’aluminium dans les vaccins, établi par la FDA des États-Unis. Les calculs de la FDA intègrent les dernières évaluations publiées sur les risques associés à l’aluminium, en tenant compte de l’absorption au niveau gastro-intestinal et au point d’injection. Il ressort de l’analyse de la FDA que la charge d’aluminium dans l’organisme après des injections de vaccins qui en contiennent ne dépasse jamais les seuils de sécurité réglementaires fixés aux États-Unis sur la base de l’aluminium ingéré, même pour les nourrissons de petit poids à la naissance. Le GACVS en conclut que cette évaluation globale des risques va encore dans le même sens que les données épidémiologiques et les informations tirées des essais cliniques sur l’innocuité de l’aluminium dans les vaccins. Des travaux sur la pharmacocinétique de l’aluminium dans les vaccins sont en cours et ils doivent être encouragés car ils constituent un moyen de valider et d’améliorer encore ce modèle.


3Tomljenovic L, Shaw CA. Do aluminum vaccine adjuvants contribute to the rising prevalence of autism? Journal of Inorganic Biochemistry, 2011; 105:1489-1499.

4Tomljenovic L, Shaw CA. Aluminum vaccine adjuvants: are they safe? Current Medicinal Chemistry, 2011; 18(17):2630-2637.

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