Sécurité mondiale des vaccins

Effets de la vaccination antidiphtérique-antitétanique-anticoquelucheuse (DTC) sur la survie de l’enfant

Extrait du rapport de la réunion du GACVS du 10 au 11 juin 2004, publié dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire de l'OMS du 16 juillet 2004

Cette question a déjà été l’objet de délibérations lors d’un examen antérieur par le GACVS.3 A sa réunion de décembre 2003,4 le GACVS a chargé un groupe de travail spécial, indépendant du Comité, de réexaminer les données concernant les effets dangereux (éventuels) du DTC sur la survie de l’enfant. Le mandat du groupe spécial consistait à déterminer si, d’après les travaux publiés et toutes les autres sources de données connues du groupe de travail, il existe des arguments indiquant une augmentation de la mortalité non spécifique des nourrissons due à la vaccination par le DTC au cours de leur première année de vie. S’appuyant sur ses observations et ses conclusions, le groupe de travail spécial était chargé de formuler un avis sur la question de savoir: i) si l’OMS devrait recommander des changements des politiques de vaccination, concernant le DTC en particulier et; ii) si des études supplémentaires devraient éventuellement être mises en oeuvre pour élucider la question.

Le groupe a examiné les articles publiés et les travaux non publiés fournis à l’OMS par leurs auteurs, relatifs à l’hypothèse d’un effet indésirable de la vaccination par le DTC sur la mortalité de l’enfant. Le groupe a examiné sept articles ayant pour auteur le groupe de l’étude réalisée en Guinée-Bissau, publiés dans le British Medical Journal en 2000 et dans lesquels l’hypothèse d’un effet nuisible du DTC sur la survie de l’enfant avait été avancée, neuf articles provenant d’autres investigateurs d’autres pays et un article de synthèse.

Les membres du groupe de travail spécial étaient unanimes dans leur vue que l’ensemble des données contenues dans tous les documents qui leurs avaient été fournis ne soutenaient pas l’hypothèse d’un effet nuisible du DTC sur la survie de l’enfant; en fait, les articles fournissent des arguments sérieux contre une telle conclusion. Le groupe spécial de travail a conclu en outre que les effets éventuels du DTC et du VPO ne peuvent pas être distingués les uns des autres quand les deux vaccins sont administrés ensemble, comme cela a souvent été le cas.

Informé par le rapport du groupe de travail spécial, le GACVS a décidé que les données ne permettaient pas de conclure à un effet nuisible de la vaccination par le DTC sur la survie de l’enfant et que la question serait mise de côté à moins que des arguments nouveaux et convaincants n’émergent dans le futur. Le GACVS a rappelé qu’il importait de rester attentif à la survenue de réactions inattendues à la vaccination et de recourir pour ce faire à un système généralisé de signalement, de collecte des données et d’analyse des liens de causalité. Le Comité a souligné qu’il est important d’évaluer les signaux par des études rigoureuses répondant à une recherche à priori et aux questions cliniques.

Le Comité continuera à surveiller tous les indices évoquant d’autres effets non spécifiques de la vaccination.


3Voir No 47, 2002, pp. 389-394 et No 32, 2003, pp. 282-284.

4Voir No 3, 2004, pp. 16-20.

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