Sécurité mondiale des vaccins

Surveillance de la sécurité vaccinale

Extrait du rapport de la réunion du GACVS du 29 au 30 novembre 2006, publié dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire de l'OMS du 19 janvier 2007

Lors de ses réunions précédentes, 3, 4 le GACVS a demandé que la vaccinovigilance soit renforcée, notamment au sein du Programme international de pharmacovigilance de l’OMS, en s’attachant plus particulièrement à la transmission des données par les pays, à l’assurance de la qualité des données, à leur traitement et à leur analyse, afin notamment de détecter les signaux et d’y réagir sans tarder. Pour faire suite à cette demande, un sous-groupe de travail composé de 6 membres du GACVS a été chargé d’oeuvrer en proche collaboration avec le secrétariat pour que l’initiative continue de progresser dans les délais.4 Un rapport des travaux du sous-groupe a été présenté à l’ensemble du comité. Le sous-groupe a précisément pour mandat de conseiller l’OMS sur l’instauration, au niveau mondial, d’un système performant de détection, de notification, d’analyse des manifestations postvaccinales indésirables (MAPI) et de communication à leur sujet, et de conseiller l’OMS, le Centre collaborateur OMS pour la pharmacovigilance internationale basé à Uppsala (Suède) et les Etats Membres sur des aspects précis de la création de ces systèmes. On a déterminé une série d’objectifs à atteindre et de résultats à obtenir pour mettre en place ces systèmes, et le sous-groupe s’y consacrera pendant les deux prochaines années. L’une des priorités sera de mieux faire prendre conscience de l’importance de la pharmacovigilance dans le milieu de la vaccination en faisant appel, entre autres, aux réseaux de l’OMS.

Le compte rendu d’une visite de représentants du secrétariat et du sous-groupe au Centre d’Uppsala a été présenté. Les principales améliorations à apporter sont les suivantes: i) développer les compétences du Centre en ce qui concerne certains vaccins en créant un poste dont le titulaire sera chargé de la sécurité vaccinale; ii) aider à recruter d’autres spécialistes volontaires, capables d’évaluer les signaux de sécurité vaccinale; et iii) amener les experts scientifi ques à déterminer quels types de méthodes conviennent le mieux pour détecter ces signaux. Il faut aussi combler les lacunes des systèmes de classifi cation anatomique, thérapeutique et chimique et des doses journalières définies (ATC/DDD) et du dictionnaire pharmaceutique de l’OMS. Un programme de travail est prévu pour revoir les classifications ATC/DDD et y proposer des modifications qui tiennent compte des vaccins. Ces propositions seront présentées au Centre collaborateur OMS pour la méthodologie des statistiques pharmaceutiques, basé à Oslo (Norvège), lors de sa prochaine réunion.


3Voir No 28, 2005, pp. 242-247.

4Voir No 28, 2006, pp. 273-278.

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