Sécurité mondiale des vaccins

Paralysie de Bell suite à la vaccination intranasale

Extrait du rapport de la réunion du GACVS du 20 au 21 juin 2002, publié dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire de l'OMS du 22 novembre 2002

D’après les résultats d’une étude cas-témoins et de l’analyse d’une série de cas, la vaccination intranasale avec un nouveau vaccin augmenterait sensiblement le risque de paralysie de Bell. Ce vaccin antigrippal inactivé, vaccin virosome constitué d’antigènes grippaux et d’un adjuvant LT dérivé de E. coli, a été autorisé à la vente en Suisse en octobre 2000. Suite à la déclaration spontanée de cas de paralysie de Bell, la société a décidé de ne pas mettre le vaccin sur le marché lors de la saison suivante.

D’une manière générale, on comprend mal encore l’étiologie et la pathogénèse de la paralysie de Bell. Le risque accru de paralysie de Bell après la vaccination avec ce vaccin peut être dû à certains constituants du vaccin comme la toxine LT, les antigènes grippaux ou les virosomes, ou tout simplement au mode d’administration par voie nasale. Il n’est donc pas impossible que d’autres vaccins en spray nasal entraînent cette complication. Par conséquent, le GACVS recommande que tout nouveau vaccin administré par voie nasale soit testé sur un nombre suffisant de sujets avant d’être homologué et fasse l’objet d’une surveillance postcommercialisation active. Etant donné que le délai moyen d’apparition de la paralysie de Bell suite à la vaccination intranasale avec ce nouveau vaccin peut atteindre 60 à 90 jours, le GACVS recommande de prévoir dans les essais cliniques un suivi systématique de 3 mois après administration d’un nouveau vaccin par voie nasale.

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