Initiative mondiale sur la sécurité des vaccins

Vaccin vivant atténué anti-encéphalite japonaise (EJ) SA14-14-2

Le vaccin vivant atténué SA14-14-2, produit par le Chengdu Institute of Biological Products, a été utilisé à grande échelle en Chine depuis 1988 et a été exporté plus récemment dans plusieurs pays de la région. Le recours à ce vaccin a nettement progressé et il est désormais le vaccin anti-encéphalite japonaise le plus largement employé.

Le GACVS a examiné l’innocuité de ce vaccin lors de deux de ses réunions (la douzième, qui s’est tenue les 9 et 10 juin 2005 et la quinzième, qui s’est tenue les 29 et 30 novembre 2006). Il a examiné les données relatives à l’innocuité, à l’immunogénicité et à l’efficacité de ce vaccin et passé au crible celles relatives à la coadministration de ce vaccin avec le vaccin antirougeoleux.

Le GACVS a conclu que le profil d’innocuité à court terme du vaccin vivant anti-encéphalite japonaise semble satisfaisant et que l’administration d’une dose unique de ce vaccin semble être très efficace. Le vaccin est immunogène chez le nourrisson dès l’âge de huit mois et peut être administré en toute sécurité avec le vaccin antirougeoleux à partir de neuf mois. Toutefois, une réduction modeste de la séroconversion et du titre GMT a été observée pour le vaccin antirougeoleux lorsqu’il est administré en même temps que le vaccin anti-encéphalite japonaise. Les données actuelles laissent à penser cependant que l’interférence n’est que temporaire et que la coadministration de ces deux vaccins est acceptable. Des études plus approfondies visant à confirmer que l’efficacité du vaccin antirougeoleux n’est pas diminuée ont été encouragées.

Concernant les manifestations indésirables graves rapportées à la suite des campagnes de vaccination de masse menées en Inde en 2006, aucun lien direct de cause à effet n’a pu être établi entre les maladies rapportées et le vaccin SA14-14-2. Néanmoins, le GACVS a recommandé qu’à l’avenir, les manifestations indésirables graves potentiellement liées au vaccin soient mieux étudiées. En outre, des investigations supplémentaires sont nécessaires pour évaluer le risque éventuel de manifestations indésirables fréquentes (surtout neurologiques). Comme le vaccin vivant anti-encéphalite japonaise est actuellement employé dans des campagnes de « rattrapage » ciblant des millions d’enfants dans les pays d’Asie, il faudrait saisir l’occasion pour examiner si le profil d’innocuité du vaccin reste valable dans de grandes populations d’étude.


Rapports du comité

Dernière mise à jour de la page le 31 juillet 2008
Dernière révision de la page le 10 décembre 2008

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