Initiative mondiale sur la sécurité des vaccins

Déclaration sur les manifestations indésirables consécutives à la vaccination antiourlienne

janvier 2004

Lors de sa neuvième réunion à Genève (Suisse), les 3 et 4 décembre 2003, le Comité consultatif mondial sur la sécurité vaccinale (GACVS) a considéré la proposition d’un laboratoire international de référence pour les isolements du virus ourlien et la création d’une banque de souches vaccinales. Parmi les complications dues aux vaccins antiourliens préparés à partir des souches Urabe, Leningrad-Zagreb et Leningrad-3 mais pas avec ceux renfermant la souche Jeryl-Lynn. , on a décrit des parotidites et des méningites à liquide clair. Le Comité a fait observer que, maintenant que toutes les souches du virus ourlien peuvent être caractérisées par PCR et séquençage des nucléotides, il devrait être possible de résoudre scientifiquement un certain nombre de questions en suspens concernant la sécurité vaccinale. Il s’agit en effet de définir les déterminants moléculaires de l’atténuation du virus, les déterminants génétiques précis de la virulence, l’innocuité des vaccins selon qu’ils sont composés de populations virales pures ou mélangées et en fonction de leur antigénicité, de déterminer à quel stade des mutations ponctuelles apparaissent dans le virus (au cours des passages, ou pendant la réplication dans l’organisme, ou les deux à la fois), et la présence de virus sous-variants dans les différents vaccins. Le comité a recommandé que l’hypothèse selon laquelle des mutations uniques en certains endroits de la région génique codant pour l’hémagglutinine-neuraminidase, une protéine, pourraient être associées à une méningite à liquide clair postvaccinale, devrait être étudiée plus. De telles connaissances permettraient de mieux comprendre les caractéristiques génétiques et moléculaires des souches utilisées pour la production des vaccins antiourliens. De plus, des études plus approfondies pourraient aider à définir le profil d’innocuité et d’immunogénicité de ces vaccins. Si les dosages moléculaires pouvaient permettre de distinguer les souches sauvages des souches vaccinales du virus ourlien, cela permettrait d’améliorer le contrôle de la qualité des vaccins existants et futurs. Le Comité a recommandé à l’OMS de créer un laboratoire international de référence pour les isolements de virus ourliens effectués chez des personnes vaccinées.

Le GACVS a aussi pris note de l’examen actualisé sur la sécurité des souches virales présentes dans les vaccins antiourliens, montrant que, si les données établissent des taux différents de parotidite en fonction des souches vaccinales, elles sont insuffisantes pour extrapoler une différence de risques de méningite à liquide clair. Le Comité avait déjà examiné cette question pendant la réunion de juin 20031 et conclu que les estimations du risque variaient d’une étude à l’autre, ce qui reflètait des différences quant aux cadres et aux conditions et quant au degré de surveillance. Les données disponibles ne permettent pas, en terme de méningite à liquide clair, d’établir une distinction concernant la sécurité entre les souches Urabe, Leningrad-Zagreb et Leningrad-3. Si les vaccins à souche Urabe, Leningrad-Zagreb et Leningrad-3 sont utilisés dans les campagnes de masse, les programmes de vaccination nationaux doivent tenir compte du regroupement potentiel de cas de méningite à liquide clair après la campagne.


1REH n° 32, 2003, p. 282-284

Dernière révision de la page le 7 janvier 2009

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