Initiative mondiale sur la sécurité des vaccins

Déclaration

Juillet 2003

Sécurité des vaccins antivarioliques

Deux rapports d’experts sur la sécurité des vaccins antivarioliques, reposant sur des données historiques et des expériences plus récentes, ont été présentés au Comité consultatif mondial sur la sécurité vaccinale lors de sa huitième réunion à Genève (Suisse), les 11 et 12 juin 2003. Ces rapports présentaient un examen détaillé de la sécurité de ces vaccins reposant à la fois sur des données historiques et des expériences plus récentes, notamment aux Etats-Unis. Ces informations mettent en lumière les grandes variations de pathogénicité des souches utilisées précédemment et l’on fait observer que les données sur la sécurité obtenues avec les anciens vaccins ne s’appliquent plus nécessairement aux vaccins développés récemment. On ne doit pas pour autant en déduire qu’ils sont plus sûrs.

Le manque de données sur la sécurité de la vaccination chez les moins de 18 ans, sur les risques en fonction de l’âge plus généralement et sur les effets de la vaccination chez la femme enceinte a retenu particulièrement l’attention. Les données actuelles sont insuffisantes pour établir l’incidence des manifestations indésirables chez le primovacciné par opposition aux revaccinés après un intervalle prolongé. Le Comité a relevé qu’il importait de faire preuve d’un esprit d’ouverture dans les programmes de surveillance des manifestations indésirables de façon à favoriser la détection de manifestations auparavant passées inaperçues. Dans le cadre de campagnes de vaccination de masse, il sera particulièrement important pour les programmes de s’appuyer sur la surveillance des manifestations indésirables. La mise en œuvre de cette vaccination dans des situations où il n’y a pas de programme éducatif et l’exclusion soigneuse des volontaires présentant un risque relatif potentiel élevé (par exemple ceux qui sont infectés par le VIH) pourraient éventuellement augmenter les risques. Il faut soigneusement envisager le risque d’exposition en fonction de chaque scénario susceptible de se produire. Dans une campagne de vaccination de masse, les réactions au vaccin peuvent représenter une charge de morbidité importante.

Le Comité a conclu qu’il existe un risque réel de manifestations indésirables graves consécutives à la vaccination antivariolique, y compris des problèmes de sécurité passés inaperçus jusque là, qu’il peut aussi y avoir des risques pour les contacts des sujets vaccinés et que la vaccination supposerait l’existence de capacités et de ressources significatives. Il continuera de surveiller la sécurité des vaccins antivarioliques.

Le Comité consultatif mondial sur la sécurité vaccinale est un organisme scientifique établi par l’OMS pour lui fournir des évaluations scientifiques indépendantes fiables sur la sécurité vaccinale afin de pouvoir réagir promptement, efficacement et avec la rigueur scientifique voulue aux problèmes se posant dans ce domaine. Ses membres sont des experts reconnus du monde entier dans les domaines de l’épidémiologie, des statistiques, de la pédiatrie, de la médecine interne, de la pharmacologie, de la toxicologie, des maladies infectieuses, de la santé publique, de l’immunologie (auto-immunité), de la réglementation et de la sécurité pharmaceutique.

Dernière révision de la page le 7 janvier 2009

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