Sécurité mondiale des vaccins

Mise en oeuvre du Plan pour la sécurité vaccinale dans le monde

Extrait du rapport de la réunion du GACVS du 7 au 8 décembre 2011, publié dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire de l'OMS du 10 février 2012

Lors de la 24ème réunion du GACVS, le Plan pour la sécurité vaccinale dans le monde a été présenté de manière à obtenir la participation du Comité à ce plan stratégique. Les discussions portant sur toute une série d’aspects figurent dans les comptes rendus précédents. En septembre 2011, un certain nombre de parties prenantes, notamment les membres du GACVS, se sont réunies à Genève afin d’examiner ce plan. Le but du GACVS était d’examinerles résultats de la réunion sur la sécurité vaccinale dans le monde et des discussions relatives au plan, évoqués lors de la réunion du SAGE. On en attendait des éclaircissements sur le rôle du GACVS dans la mise en oeuvre du Plan par le biais d’une Initiative mondiale sur la sécurité vaccinale (GVSI).

Les membres du GACVS qui ont assisté à la réunion ont indiqué que le Plan offrait une plate forme commune à toutes les parties prenantes et reconnu la nécessité manifeste de renforcer la surveillance de la sécurité vaccinale dans les pays à revenu faible ou moyen. Ce Plan est très ambitieux et il est probablequ’on ne pourra l’appliquer que progressivement et en établissant un ordre de priorité des objectifs. Ils ont estimé qu’il serait peut être plus réalisable sur le plan des ressources et de la mobilisation d’un financement d’élaborer de nouveaux projets pilotes ou de démonstration pour atteindre les objectifs de la surveillance.

Le GACVS partage l’avis du SAGE en soulignant l’importance critique de l’appropriation par les pays du suivi de la sécurité vaccinale et de la réponse à apporter aux préoccupations liées à la sécurité. Le SAGE a également proposé d’axer l’énoncé de sa vision de la pharmacovigilance appliquée aux vaccins et d’établir une liste d’objectifs précis. Si l’on a reconnu que ce point était important pour fournir une orientation spécifique au Plan, il serait important que le suivi de la sécurité vaccinale ne soit pas isolé des autres systèmes et données de la surveillance. L’accord a également été général sur le fait qu’il faudrait évaluer des méthodes de surveillance autres que la surveillance passive et qui soient complémentaires de cette dernière. L’importance de la surveillance pour établir le poids des maladies évitables par la vaccination est un élément essentiel dans le cadre d’une évaluation complète des risques et avantages des vaccins.

Le mandat proposé pour la structure de gestion de la GVSI a été présenté. Les membres du GACVS ont recommandé de concevoir cette structure de façon qu’elle exécute les modifications programmatiques de la GVSI nécessaires. En particulier, il convient de définir ses modalités de notification et d’évaluation et ses rapports avec les organes consultatifs de l’OMS sur la vaccination, notamment le GACVS et le SAGE, de façon que la structure proposée aligne ses efforts sur ceux des autres groupes consultatifs de l’OMS. Le GACVS estime qu’il a un rôle à jouer pour soutenir la GVSI dans l’élaboration des plans de communication en matière de sécurité, la mise au point d’instruments harmonisés à l’échelle internationale et la fourniture d’avis d’experts internationaux. Le GACVS pourrait également jouer un rôle dans l’établissement des priorités des activités de la GVSI et guider les projets de démonstration de la surveillance.

Il appartient à l’OMS et à ses partenaires de diriger la mise en oeuvre de ce Plan. Celui-ci doit être aligné avec les autres efforts connexes de l’OMS pour le renforcement des capacités, en particulier le renforcement des programmes de vaccination et des autorités nationales de réglementation, ainsi que la mise en place d’organes consultatifs nationaux d’experts. Le SAGE a suggéré d’élaborer un mécanisme permettant d’établir les priorités respectives des activités et des pays lors de la mise en oeuvre du Plan, et le SAGE a invité l’Alliance GAVI et d’autres partenaires à soutenir cette mise en oeuvre.6


6Voir No 1, 2012, pp. 1-16.

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