Eau, assainissement et santé

Les maladies liées à l'eau

Leptospirose

La maladie et son effet sur les populations

La leptospirose est une maladie bactérienne qui affecte les hommes et les animaux. Les premières phases de la maladie peuvent se manifester par une forte fièvre, de violentes céphalées, des douleurs musculaires, des frissons, une rougeur oculaire, des douleurs abdominales, un ictère, des hémorragies des membranes cutanées et muqueuses (y compris des hémorragies pulmonaires), des vomissements, une diarrhée et une éruption cutanée.

Les causes

L'agent pathogène Leptospira spp. cause la leptospirose. L'infection chez l'homme survient par contact direct avec l'urine des animaux infectés ou par contact avec un environnement contaminé par de l'urine, tels l'eau de surface, le sol et les plantes. Les agents pathogènes ont été trouvés chez divers animaux sauvages et domestiques, notamment les rongeurs, les insectivores, les chiens, les bovins, les porcs et les chevaux. Les leptospires peuvent pénétrer par des coupures et des écorchures de la peau et par les membranes muqueuses des yeux, du nez et de la bouche. La transmission interhumaine ne se produit que rarement.

Distribution de la maladie

La leptospirose se rencontre dans le monde entier, en milieu rural et urbain et dans les climats tempérés et tropicaux. Elle constitue un risque professionnel pour les personnes qui travaillent en plein air ou avec des animaux, telles que les personnes travaillant dans les rizières et les champs de canne à sucre, les agriculteurs, les égoutiers, les vétérinaires, les ouvriers des laiteries et le personnel militaire. Elle représente aussi un risque dans les activités récréatives pour ceux qui nagent ou pataugent dans des eaux contaminées. Dans les zones endémiques, le nombre de cas de leptospirose peut atteindre un niveau maximum pendant la saison des pluies et peut même prendre des proportions épidémiques en cas d'inondation.

Ampleur du problème

Le nombre de cas chez l'homme dans le monde n'est pas bien connu. Il se situe probablement entre 0,1 à 1 pour 100 000 habitants par an dans les climats tempérés et 10 ou plus pour 100 000 habitants par an sous les tropiques humides. Pendant les flambées épidémiques et dans les groupes à haut risque, 100 personnes ou plus pour 100 000 peuvent être infectées. Pour diverses raisons, la leptospirose est négligée et fait par conséquent l'objet d'une sous-notification dans de nombreuses régions du monde. Après le passage de l'ouragan Mitch en 1995, une flambée de leptospirose avec hémorragies pulmonaires a été signalée au Nicaragua. En 1998, une autre a eu lieu dans la partie continentale des Etats-Unis. L'année 1998 a également vu une flambée de cas au Pérou et en Equateur suite aux fortes inondations. Une flambée survenue après un cyclone a été signalée à Orissa (Inde) en 1999.

Interventions

La maladie est souvent difficile à diagnostiquer cliniquement; le recours au laboratoire est indispensable. Le traitement avec des antibiotiques appropriés devrait être mis en route dès que possible. Les cas non traités peuvent évoluer vers un stade plus grave et potentiellement mortel de la maladie. Les mesures préventives doivent être fondées sur une connaissance des groupes exposés à un risque particulier d'infection et des facteurs épidémiologiques locaux pertinents. Pour l'intervention, on peut: a) avoir pour objectif de lutter au niveau de la source d'infection (par exemple lutte contre les rongeurs, vaccination animale); b) interrompre la voie de transmission (par exemple en portant des vêtements de protection, en évitant les contacts avec des animaux infectés et la baignade dans des eaux contaminées, en fournissant de l'eau de boisson propre); ou c) prévenir l'infection ou la maladie chez l'hôte humain (vaccination, prophylaxie antibiotique, information auprès des médecins, des vétérinaires, des groupes à risque et de la population générale).

  • avoir pour objectif de lutter au niveau de la source d'infection (par exemple lutte contre les rongeurs, vaccination animale);
  • interrompre la voie de transmission (par exemple en portant des vêtements de protection, en évitant les contacts avec des animaux infectés et la baignade dans des eaux contaminées, en fournissant de l'eau de boisson propre); ou
  • prévenir l'infection ou la maladie chez l'hôte humain (vaccination, prophylaxie antibiotique, information auprès des médecins, des vétérinaires, des groupes à risque et de la population générale).

Préparé pour la Journée mondiale de l'eau. Revu par le personnel et les experts du Groupe organique des maladies transmissibles (CDS) et le Service Eau, Assainissement et Santé (WSH), Organisation mondiale de la Santé (OMS).

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