Rapport sur la santé dans le monde

Chapitre 2


Rôle essentiel des partenariats

L’initiative « 3 millions d’ici 2005 » ne peut être menée à bien qu’avec l’appui des nombreux partenaires qui s’emploient à élargir l’accès au traitement dans le monde en développement. Elle est avant tout un encouragement à instaurer un partenariat tirant sa force de la diversité des compétences et des avantages relatifs de nombreuses organisations et communautés (voir l’Encadré 5.2).

Les alliances et partenariats nécessaires à la réussite d’une telle entreprise doivent regrouper les gouvernements nationaux et locaux, la société civile, des donateurs bilatéraux, des organisations multilatérales, des fondations, le secteur privé (y compris les employeurs et les sociétés pharmaceutiques), les syndicats, les chefs coutumiers, des organisations religieuses, des organisations non gouvernementales (internationales et nationales) et des organisations à assise communautaire. Les personnes vivant avec le VIH/SIDA et les militants sont des partenaires incontournables à tous les niveaux des activités de l’OMS. L’initiative ne réalisera son plein potentiel que si ses activités s’articulent avec celles du Secrétariat de l’ONUSIDA et des organisations parrainantes.

Le partenariat et la collaboration revêtent une importance encore accrue lorsque les principaux programmes entrent dans leur phase d’exécution, notamment les mesures financées par le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et par le programme plurinational de lutte contre le VIH/SIDA de la Banque mondiale (voir les 2.3 et 2.4). Un montant minimum de US $4,5 milliards a déjà été alloué à cet effet par le Fonds mondial et la Banque mondiale, et ce chiffre devrait augmenter considérablement lors du lancement du Plan d’urgence du Président des Etats-Unis d’Amérique en matière de lutte contre le SIDA. Toutefois, l’insuffisance actuelle du potentiel technique d’un grand nombre de pays bénéficiaires constitue un obstacle majeur pour une utilisation efficace de ces ressources. L’une des principales tâches collectives va consister à collaborer avec les pays et les bénéficiaires pour que les fonds alloués aient les effets escomptés. Le succès dépend d’une étroite collaboration entre les donateurs et les organismes techniques.









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