La France soutient l’initiative de Muskoka en Guinée, au Mali, en RDC et au Togo

Mère qui allaite son enfant
Frank Keillor

Le Gouvernement français a confirmé les engagements pris lors de la réunion du G8 à Muskoka (Canada, 25-26 juin 2010) en faveur de l’amélioration de la santé de la femme et de l’enfant et de la promotion des droits de l’homme dans le monde. A cet égard, le Gouvernement a pris la décision d’engager 500 millions d’euros sur cinq ans pour accélérer les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD 4 et 5 - réduire la mortalité maternelle et infantile).

Une partie de ces engagements est mise en œuvre par les partenaires multilatéraux de la France dont l’ONU FEMMES, l’UNICEF, l’UNFPA, l’OMS et l’Alliance mondiale pour les personnels de santé (AMPS) par le biais de trois programmes du FSP (Fonds de solidarité prioritaire). Ces trois programmes partagent les mêmes buts communs, un cadre commun de programmation, de suivi et d’évaluation pour garantir une synergie optimale. Ils sont axés sur 11 pays d’Afrique subsaharienne et Haïti. L’initiative participe de la stratégie « Chaque femme, chaque enfant », lancée par le Secrétaire général des Nations Unies en 2010 et elle a été élaborée dans l’esprit de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide.

Dans le cadre de ce volet français de l’initiative de Muskoka, l’AMPS soutient l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies sur les ressources humaines pour la santé en vue d’améliorer les conditions de travail des agents de santé dans le domaine de la santé maternelle et infantile. L’AMPS collabore avec l’UNFPA, l’UNICEF, l’ONU FEMMES et l’OMS, et soutient l’évaluation et la planification de la pratique de sage-femme dans quatre pays d’Afrique francophone – la Guinée, le Mali, la République démocratique du Congo et le Togo. Cette évaluation pourra servir à formuler des stratégies relatives aux personnels s’occupant de la santé maternelle, néonatale et infantile, stratégies qui seront intégrées dans les plans nationaux de ressources humaines pour la santé, en s’appuyant sur le processus de Coordination et de facilitation dans les pays (CCF) de l’AMPS.

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