Journée mondiale de la Santé

Un environnement sain pour les enfants : Aide-mémoire OMS N°272, avril 2003

QUE SE PASSE-T-IL LORSQUE LES ENFANTS VIVENT DANS UN MILIEU INSALUBRE ?

Plus de cinq millions d’enfants meurent chaque année de maladies et pathologies causées par l’environnement dans lequel ils vivent, s’instruisent et s’amusent.

Environ deux millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année d’infections respiratoires aiguës, la première cause de mortalité chez le jeune enfant. Ces infections sont aggravées par la présence de certains risques environnementaux, comme la pollution à l’intérieur des habitations.

Les diarrhées constituent la deuxième cause de mortalité infantile : selon les estimations, 12 % des décès d’enfants de moins de 5 ans dans les pays en développement soit, au total, 1,3 million de morts par an. Les diarrhées peuvent avoir un grand nombre de causes mais elles résultent fréquemment de l’absorption par les enfants d’agents pathogènes ou de toxines présents sur leurs mains sales ou dans des aliments ou de l’eau contaminées.

Les maladies à transmission vectorielle les plus courantes et les plus graves se transmettent par des moustiques se reproduisant dans l’eau à proximité ou à l’intérieur des habitations.

  • Le paludisme tue environ un million d’enfants par an ; beaucoup ont moins de cinq ans et la plupart sont en Afrique.
  • La dengue hémorragique tue 10 000 enfants par an selon les estimations et l’encéphalite japonaise 8 000 (dont 90 % ont moins de 5 ans).

Environ 50 000 enfants de 0 à 14 ans meurent chaque année d’intoxications accidentelles.

  • Dans les pays en développement, les produits incriminés comprennent les pesticides, le monoxyde de carbone (émis par des poêles défectueux) ou le pétrole utilisé comme combustible domestique.
  • Aux Etats-Unis, les intoxications constituent la cinquième cause de mort accidentelle chez l’enfant de moins de six ans, notamment par ingestion de médicaments, d’antidépresseurs, d’analgésiques et de produits ménagers, notamment pour le débouchage des tuyauteries.
  • Dans l’Union Européenne, les intoxications représentent 2 % de toutes les morts accidentelles chez l’enfant.

On estime qu’en 2001, 685 000 enfants de moins de 15 ans ont perdu la vie à la suite de traumatismes non intentionnels, accidents de la circulation, intoxications, chutes, brûlures et noyades.

Dans le monde, les moins de 15 ans représentent environ 20 % du total des décès dus à ce type d’accidents qui entrent dans les dix principales cause de mortalité dans cette tranche d’âge.

  • Les accidents de la route (21 % dans cette tranche d’âge) et les noyades (19 %) sont les principales causes de décès par traumatisme non intentionnel.
  • La grande majorité de ces accidents surviennent chez les enfants des pays à revenu faible ou moyen : 80 % de tous les décès d’enfants dus à des traumatismes non intentionnels surviennent dans les Régions de l’Afrique, de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental.

FACE A CES RISQUES, QUE PEUT-ON FAIRE POUR AMELIORER

L’alliance en faveur d’un environnement sain pour les enfants préconise un certain nombre de mesures simples, peu coûteuses, efficaces et ayant des effets durables pour lutter contre les risques environnementaux menaçant la santé de nos enfants. La liste complète se trouve sur le site Web : www.who.int/heca/en, mais le lecteur en trouvera ci-dessous quelques-unes qui sont applicables dans les habitations comme dans les écoles.

Salubrité de l’eau à usage domestique

  • Il est prouvé que la conservation de l’eau dans de bonnes conditions d’hygiène à domicile et son traitement si elle est de qualité douteuse réduisent la contamination et ont de nombreux avantages pour la santé

Hygiène et assainissement

  • Le lavage des mains à l’eau et au savon avant de préparer la nourriture, avant les repas et après la défécation réduit sensiblement le risque de maladies diarrhéiques.
  • L’application des cinq clefs de l’OMS pour des aliments plus sûrs permet de diminuer les risques de maladies d’origine alimentaires : propreté, séparation des aliments crus et des aliments cuits, cuisson soigneuse, conservation des aliments à la bonne température, utilisation d’eau saine et de produits sûrs.

Pollution de l’air

  • Une bonne ventilation, l’utilisation de combustibles propres et l’amélioration des poêles domestiques sont autant de mesures qui réduisent la pollution de l’air à l’intérieur des habitations et freinent l’apparition ou l’aggravation des infections respiratoires aiguës.

Vecteurs de maladie

  • Les enfants se couchant en général plus tôt que les adultes, au moment où les moustiques entrent en activité, l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide et la pose d’écrans aux fenêtres, aux portes et aux porches sont des moyens de protection très efficaces contre le paludisme en ce qui les concerne.

Risques chimiques

  • Veiller à ce que les produits de nettoyage, les combustibles, les solvants, les pesticides et tout autre produit chimique utilisés à la maison et à l’école soient emballés et entreposés dans de bonnes conditions de sécurité et soient clairement étiquetés.

Traumatismes non intentionnels (accidents)

  • Militer pour la sécurité routière et la bonne organisation de la circulation.
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