Journée mondiale de la Santé

Message du Secrétaire général des Nations Unies

Le thème retenu cette année pour la Journée mondiale de la santé, celui de la sécurité sanitaire internationale, nous rappelle que les menaces qui pèsent sur la santé publique ne connaissent pas de frontières. La propagation des maladies, les catastrophes naturelles, les changements écologiques, le bioterrorisme et les déversements de produits chimiques sont autant de phénomènes qui peuvent avoir des conséquences graves pour les êtres humains, les collectivités et les économies du monde entier. Ces menaces posent de nouveaux défis, qui exigent une riposte immédiate et concertée.

La santé, le développement et la sécurité mondiale sont inextricablement liés. Pierre angulaire de la croissance et du développement économiques, les investissements dans le domaine de la santé constituent également une condition préalable à la réalisation de bon nombre des objectifs du Millénaire pour le développement. En outre, de plus en plus, pour que tous les pays soient en sécurité, chacun d’entre eux doit pouvoir agir efficacement, avec les autres, pour réduire les risques sanitaires.

L’entrée en vigueur, en juin 2007, de la version révisée du Règlement sanitaire international marquera une étape importante dans l’action menée à l’échelle mondiale pour mettre en place ou renforcer des mécanismes efficaces de notification des épidémies et d’intervention en la matière aux niveaux national et international. Il est essentiel pour tous que chaque pays applique intégralement ce règlement.

La vie et la santé sont nos biens les plus précieux. Nous disposons de connaissances et de ressources sans précédent pour faire de notre planète un lieu plus sûr et plus sain. Saisissons l’occasion que représente la Journée mondiale de la santé pour mobiliser la volonté politique nécessaire. Faisons ce qu’il faut pour que chaque pays, riche ou pauvre, ait un système de santé robuste, capable de répondre aux besoins de l’ensemble de sa population. Nous sommes tous vulnérables, nous devons tous agir.

Ban Ki-moon
Secrétaire général
Organisation des Nations Unies

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