Dons du sang: des progrès dans les pays

Chaque pays a besoin d'avoir un service national de transfusion sanguine bien coordonné pour assurer un approvisionnement adéquat et sûr de sang pour tous les patients qui nécessitent une transfusion. La meilleure façon pour les pays d’assurer un approvisionnement fiable et la sécurité transfusionnelle est d'obtenir 100% des dons de sang auprès de donneurs volontaires non rémunérés. En 2008, 62 pays avaient atteint cet objectif (ils étaient 39 en 2002) et beaucoup d'autres font des progrès rapides.

Voici quelques exemples de réussite provenant de pays qui ont considérablement augmenté le don de sang bénévole et amélioré leurs systèmes de dépistage, de traitement, de stockage ainsi que la distribution du sang.

Burkina Faso

Cap sur 80% de la couverture des besoins sanguins d’ici 2015

Une délégation visite le laboratoire d’un centre de transfusion sanguine burkinabé.
OMS/Burkina Faso

En une dizaine d’années à peine, le Burkina Faso a radicalement transformé son système transfusionnel. Pendant longtemps, de multiples banques de sang et laboratoires des hôpitaux ont assuré la collecte, la qualification et la distribution des produits sanguins pour leur propre compte.

Une situation peu satisfaisante, tant au niveau des infrastructures et des équipements que de la couverture des besoins ou de la qualité des produits sanguins fournis. En effet, selon les centres, certaines maladies telle que l’hépatite C n’étaient pas même dépistées.

Deux tiers de l’activité transfusionnelle sous contrôle

C’est à partir des années 2000 que les autorités sanitaires du pays décident de la création du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) avec pour ambition d’en faire l’opérateur unique du sang sur l’ensemble du territoire national. Quatre centres régionaux sont venus progressivement renforcer son activité. Aujourd’hui près des deux tiers de l’activité transfusionnelle sont passés sous contrôle du CNTS avec pour résultat une nette amélioration de la couverture des besoins. Entre 2006 et 2010, le nombre de dons collectés a plus que doublé passant de 22 000 à 57 950 poches de sang recueillies exclusivement auprès de donneurs volontaires.

Une meilleure couverture des besoins

Les autorités sanitaires sont intervenues à tous les échelons du système de transfusion sanguine : de la construction des infrastructures à l’acquisition des équipements nécessaires en passant par la formation des personnels, la rédaction de référentiels ou encore la promotion du don du sang. Aujourd’hui, la sécurité transfusionnelle dans son ensemble s’est nettement améliorée ainsi que la couverture des besoins en produits sanguins, tant au niveau quantitatif que qualitatif.

D’ici 2015, le Burkina Faso ambitionne de couvrir 80% des besoins nationaux par des dons volontaires et de passer le restant des activités transfusionnelles encore aux mains des hôpitaux sous contrôle de son CNTS, une condition essentielle pour plus d’efficacité dans la gestion des produits sanguins.

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