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Des millions de personnes souffrent de pathologies de l’appareil locomoteur

Les maladies articulaires, polyarthrite rhumatoïde, arthrose, l’ostéoporose, les troubles de la colonne vertébrale, les lombalgies et les traumatismes graves font partie des 150 pathologies de l’appareil locomoteur qui touchent des millions de gens dans le monde, selon le nouveau document publié aujourd’hui par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), en collaboration avec l’initiative pour la décennie de l'os et des articulations . « The Burden of Musculoskeletal Conditions at the Start of the New Millenium », premier rapport du genre, donne à la fois un instantané du problème et une référence qui permettra de mesurer les effets des interventions. L’objectif consiste à établir la charge des pathologies de l’appareil locomoteur les plus prévalentes.

L’une des principales maladies, l’ostéoporose, se caractérise par une faible densité et une altération du tissu osseux qui rendent la personne atteinte plus sujette aux fractures, notamment de la hanche, de la colonne vertébrale et du poignet. La fracture de la hanche est la plus coûteuse, car elle entraîne obligatoirement une hospitalisation, est mortelle dans 20 % des cas et laisse une incapacité permanente dans 50 % des cas. Seuls 30 % en guérissent complètement. En 1990, on a recensé 1,7 million de fractures de la hanche dans le monde et ce chiffre devrait atteindre 6 millions d’ici à 2050.

« Les pathologies de l’appareil locomoteur occasionnent d’énormes dépenses de santé et la perte de nombreux jours de travail. Les soins de santé et l’aide communautaire vont être encore nettement plus sollicités dans les années à venir », estime le Dr Catherine Le Galès-Camus, Sous-Directeur général de l’OMS pour les Maladies non transmissibles et la santé mentale.

Ces pathologies invalidantes sont douloureuses pour le patient, le rendent incapable de travailler et de profiter pleinement de la vie et représentent une charge financière pour la société et les pays. Dans les prochaines décennies, le nombre de ceux qui en souffrent va s’accroître. Dans les pays en développement, le succès du traitement des maladies non transmissibles, associé à une augmentation rapide du nombre des accidents de la route, va faire croître la charge des pathologies de l’appareil locomoteur. Dans les pays industrialisés, le vieillissement de la population est un facteur essentiel de l’augmentation.

La polyarthrite rhumatoïde, qui débute souvent entre 20 et 40 ans, est une pathologie chronique invalidante qui touche entre 0,3 et 1 % de la population mondiale. Les femmes des pays développés en sont le plus souvent victimes. Dans les 10 ans qui suivent son apparition, au moins 50 % des malades dans les pays développés se retrouvent dans l’incapacité d’occuper un emploi à plein temps. L’arthrose est l’une des 10 maladies les plus invalidantes dans les pays développés. A l’échelle mondiale, on estime que 9,6 % des hommes et 18 % des femmes âgés de plus de 60 ans en souffrent. Elle limite les mouvements des sujets atteints dans 80 % des cas et 25 % se retrouvent dans l’impossibilité d’exécuter les tâches de la vie quotidienne.

Les lombalgies, le trouble de la colonne vertébrale le plus courant, touchent 80 % des individus à un moment ou à un autre de leur vie. Les douleurs dorsales sont la cause la plus fréquente d’incapacité chez le jeune adulte. Les aspects psychosociaux et économiques de la santé et du travail semblent avoir davantage de répercussions sur l’absentéisme que l’aspect purement physique des incapacités ou l’état physique requis pour exercer le travail.

Les amputations, les fractures, les lésions par écrasement, les luxations, les plaies ouvertes, les lésions des vaisseaux sanguins ou des nerfs peuvent être à l’origine de traumatismes sévères des membres entraînant des incapacités permanentes. Dans les pays développés, les traumatismes graves des membres imposant des hospitalisations résultent de chutes (50 % des cas), d’accidents de la route (15 à 20 %) ou de l’utilisation de machines ou d’outils (20 %).

C’est chez les 5-34 ans d’une part et les plus de 75 ans d’autre part que la fréquence des traumatismes des membres est la plus élevée. Les chutes représentent le risque maximal pour les personnes âgées, alors que ce sont les accidents de la route pour les adolescents et les jeunes adultes.

Dispositions pour les médias :

Le Dr Nikolai Khaltaev et le Dr Bruce Pfleger de l’OMS, le professeur Lars Lidgren de la décennie de l’os et des articulations et M. Anthony Woolf, professeur de rhumatologie au Royaume-Uni organiseront conjointement une conférence de presse pour la publication du rapport, le lundi 27 octobre à l’Université de Lund (Suède).

La version électronique du rapport peut être consultée

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