L’engagement mondial est manifeste alors que les pays négocient une annexe essentielle à l’Accord sur les pandémies

17 février 2026
Communiqué de presse
Genève

Les États membres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont conclu un cycle de négociations d’une semaine sur un projet d’annexe relative au Système d’accès aux agents pathogènes et de partage des avantages découlant de leur utilisation (PABS), un élément essentiel de l’Accord de l’OMS sur les pandémies.

La cinquième réunion du Groupe de travail intergouvernemental sur l’Accord de l’OMS sur les pandémies, mis en place par l’Assemblée mondiale de la Santé l’an dernier pour négocier l’annexe PABS, qui s’est tenue du 9 au 14 février 2026, a été fructueuse.

Pour que le monde puisse réagir rapidement et efficacement aux futures pandémies, les pays doivent être en mesure de détecter rapidement les agents pathogènes à potentiel pandémique et de partager le matériel et les données de séquençage génétique. Ainsi, les scientifiques peuvent mettre au point plus rapidement des outils essentiels, tels que des tests de diagnostic, des traitements et des vaccins.

Le Système PABS est conçu pour favoriser un accès équitable en fonction des besoins de santé publique en facilitant le partage rapide et en temps opportun du matériel et des données de séquençage, et, sur un pied d’égalité, le partage rapide, en temps opportun, juste et équitable des avantages en découlant.

« Les pays ont de nouveau montré cette semaine qu’ils tiennent absolument à finaliser l’annexe relative à l’accès aux agents pathogènes et au partage des avantages », a déclaré l’ambassadeur Tovar da Silva Nunes (Brésil), Coprésident du Bureau du Groupe de travail. « Nous avons désormais une vision claire pour rationaliser le texte, tout en veillant à ce que les éléments les plus controversés fassent l’objet des consultations nécessaires », a-t-il ajouté.

Les États Membres reprendront les négociations le mois prochain en vue de présenter les résultats de leurs travaux à l’Assemblée mondiale de la Santé en mai.

« Alors que nous arrivons au terme de la cinquième réunion du Groupe de travail intergouvernemental, je tiens à remercier les délégations pour leur sérieux et leur esprit constructif. Il est clair que d’importantes divergences subsistent, mais tout le monde est conscient des enjeux », a déclaré M. Matthew Harpur (Royaume-Uni), Coprésident du Bureau du Groupe de travail. « Alors que le temps presse, les semaines à venir seront cruciales pour combler les lacunes restantes et proposer une annexe sur l’accès aux agents pathogènes et le partage équitable, efficace et adapté des avantages », a-t-il ajouté.

L’Accord de l’OMS sur les pandémies a été adopté par les États Membres l’année dernière afin de remédier aux faiblesses mondiales mises en évidence par la pandémie de COVID-19 et de renforcer la coordination et la collaboration internationales. Cet accord, qui est un instrument international juridiquement contraignant, est conçu pour rendre le monde plus sûr et plus équitable face aux futures pandémies.

« L’adoption de l’Accord sur les pandémies l’année dernière a été une preuve éclatante de coopération mondiale, et nous devons tirer parti de cette dynamique. Un multilatéralisme fort reste essentiel, car les pays doivent affronter ensemble les futures pandémies », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Compte tenu des progrès constants réalisés, je suis convaincu que les pays parviendront à un accord sur l’annexe relative à l’accès aux agents pathogènes et au partage des avantages avant l’Assemblée mondiale de la Santé de mai prochain », a-t-il ajouté.

Parallèlement aux négociations sur le texte de l’annexe et aux discussions visant à parvenir à un consensus, les États Membres ont également échangé avec les parties prenantes concernées, y compris des représentants du secteur privé, du monde universitaire, des laboratoires et des bases de données contenant des informations de séquençage.